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C’est sans doute aux Grecs que l’on doit l'implantation de la vigne dès le VIIIe siècle av JC grâce au voisinage de leurs comptoirs commerciaux.
Après la conquête romaine, la culture de la vigne se développa rapidement le long de la Via Domitia et concurrença même le vignoble italien. L'empereur Domitien ordonna alors en l’an 92 l’arrachage de la moitié des surfaces plantées en Narbonnaise.
En 270, l'empereur Probus annula les décrets de 92 (qui avaient été sans grands effets), redonnant au vignoble un nouveau départ.
Le vignoble se maintint sous les Wisigoths, puis dépérit lorsque les Sarrasins occupèrent la région. Le début du IXe siècle marqua une renaissance dans laquelle l’Eglise joua un rôle important grâce à ses monastères et à ses abbayes. La vigne fut alors plantée en coteaux, les terres de plaine étant réservées à la culture des céréales. Il en sera ainsi jusqu'au XIXe siècle.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la création du port de Sète liée à l’ouverture du canal du Midi, la réfection de la voie romaine et le développement des manufactures royales de tissage de draps facilitèrent l’essor économique de la région et donnèrent une nouvelle impulsion à la viticulture. Commencée au XVIe siècle, l’exportation du vin et des eaux-de-vie connaît alors un bel essor grâce aux nouvelles infrastructures de transport.
Au XIXe siècle, avec l'arrivée du chemin de fer, les céréales à fort rendement du Bassin Parisien concurrencent la production locale de plaine. La reconversion dans la vigne s'impose, alors même que le marché du nord de la France s'ouvre aux vins du Languedoc et du Roussillon.
AOC :
Muscat de Rivesaltes|
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